Chronique – The Curse ϟ

The CurseTitre : The curse
Titre original : The Winner’s curse
Auteur : Marie Rutkoski
Edition et collection : Lumen
Date d’édition : Mars 2017
Pages : 460
Prix : 15 euros
Genre : Young Adult – Fantasy 

« Le bonheur se nourrit de liberté, disait souvent père, et la liberté de courage. »

Résumé 

Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Mon avis 

L’objet-livre

Ce roman est l’exemple typique du genre de roman que l’on achète parce que l’on a un coup de cœur pour sa couverture. Avant même de savoir de quoi il allait être question, je savais que j’allais me l’offrir. Peut-être aurais-je dû retenir cet achat presqu’impulsif…

Le roman et ses personnages 

C’est maintenant que l’on attaque la partie la moins sympathique de cette chronique… Car je ne peux pas dire que j’ai adoré ma lecture. Preuve en est : je l’ai traîné pendant près d’un mois… Il faut dire que j’ai vraiment eu du mal à entrer dans le récit. Et pourtant, l’univers en lui-même est très intéressant et n’était pas particulièrement compliqué à imaginer. Je veux dire par là qu’il était réfléchi, certes, mais pas non plus trop poussé au point que l’on s’y sentirait perdu. Ainsi donc, c’est vraiment plus la narration qui m’a assez peu aidé à entrer dans le récit.
Je dois dire que de base, le résumé me laissait de prime abord assez perplexe. Je ne voyais pas trop l’intérêt et si finalement j’ai apprécié le côté peuple asservi contre peuple libre, ainsi que cette confrontation entre Kestrel qui achète Arin en tant qu’esclave avant de se lier à lui, je n’ai pas trop accroché au final. Oui, l’idée était intéressante. Oui, l’univers aussi. Oui, les personnages et le lien entre eux recèle de beaucoup de potentiel mais… Et il est là le problème, le MAIS est un mais majuscule.
Dans cet univers aussi riche, je pense que j’attendais plus d’action et le résultat est que je me suis au final vraiment ennuyée dans ma lecture. Constamment, j’avais ce sentiment qu’il ne se passait rien, que l’action n’avançait pas. De fait, le gros de celle-ci se concentre sur la fin principalement et honnêtement, c’était trop peu. Hormis ces grosses scènes d’action, le reste du récit est assez plat et je n’ai de ce fait pas vraiment réussi à m’y intéresser et à rentrer dedans. Et c’est vraiment dommage car en dehors de ce manque d’action, l’univers en lui-même m’a énormément plu.
On demeure bien longtemps dans l’attente pour au final ne pas avoir grand chose. Cela fait que j’ai au final ressenti très peu de chose dans ma lecture, ce qui est dommage car n’est-ce pas pour cela même que l’on lit ? Mais j’étais tellement dans l’attente de quelque chose, n’importe quoi, que je ne peux pas dire que j’ai savouré ma lecture. J’ai trouvé en fait que l’attente était mal géré, comme si l’auteur n’avait pas grand chose à nous raconter en dehors de son action sur la seconde moitié. Et avec moi, cela n’a pas collé. Du tout.

Si les personnages avaient relevé le niveau, peut-être que j’aurais pu faire la part des choses et en venir à apprécier le roman mais ils avaient beau avoir de très bons éléments et l’on avait beau leur trouver du bon, je n’ai pas du tout réussi à m’attacher à eux. Peut-être qu’une attaque à la première personne les aurait rendu plus touchant, mais là, j’avais sans arrêt la sensation de les survoler sans jamais trop les développer dans l’émotion. Comme s’y attacher alors ? Je pense donc qu’une attaque à la première personne les aurait bien mieux desservi et en aurait montré tout le potentiel qui ici est assez peu travaillé à mon sens.
Le gros de l’intérêt que j’ai eu pour Arin comme pour Kestrel réside au final dans leur relation qui est la seule chose qui permet de mettre leur personnalité et leurs émotions réellement en avant. Et c’est bien dommage que ce soit la seule chose qui les mette en valeur car ils ont beaucoup de potentiel en tant que héros. Leurs passées respectifs sont intéressants et leurs personnalités aussi. Peut-être que le tome suivant les desservira mieux !
Dernier point sur les personnages, les autres qu’Arin et Kestrel. Si ces deux là ont des qualités indéniable, je ne peux pas dire que j’ai craqué pour les amis de la jeune fille. Je n’ai même pas réussi à comprendre ce qu’elle leur trouvait vraiment… A dire vrai, à part Kestrel et son père, je n’ai pas particulière accroché avec leur peuple, les Valoriens. J’ai eu bien plus de facilité avec les Herranis dont le peuple m’a beaucoup plus plu. Cependant, je n’ai vraiment pas du tout eu de coup de coeur personnages dans ce roman. Et je ne suis pas certaine que cela change avec la suite.

L’écriture 

Si la narration ne m’a pas particulièrement plu et que je l’ai vraiment trouvé d’un plat tristounet, je ne peux pas nier que la plume de l’auteur est malgré tout très jolie et parfois même poétique. Le tout n’est cependant pas particulièrement transcendant ce qui est dommage.

Et alors, pour conclure ? 

Ce roman a été une sacrée déception pour moi, je pense que vous l’aurez compris. Ma lecture a été longue avec bien trop peu d’action à mon goût. Malgré un univers intéressant, de bons éléments d’intrigue et des personnages qui avait du potentiel, le tout était trop plat et assez peu développé.
Cependant, je pense peut-être me pencher sur la suite car, les bases posées, l’action sera peut-être au rendez-vous. De même, j’avoue que la fin du tome 1 était suffisamment intéressant pour me donner envie de découvrir la suite.

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2 réflexions sur “Chronique – The Curse ϟ

    1. C’est vrai que la couverture est magnifique. Comme je l’ai dit, c’est ce qui m’a fait craquer en premier lieu mais c’est vrai que je ne peux pas te le recommander.. Apres je sais que certaines personnes ont adoré alors sait-on jamais.. ☺️

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